02.08.2006

Nécrologie Christia SYLF

 

"CHRISTIA SYLF N’EST PLUS "  ( Dauphiné Libéré - Novembre 1980 )


Romancière de talent, Sylf était très connue dans notre région. Longtemps elle avait habité St Montan d’Ardèche où elle écrivit quatre livres publiés chez Robert Laffont.

Robert Laffont avait créé une collection spécialement pour elle : « Les Portes de l’étrange » des livres couleur or qui faisaient pendant à la célèbre collection de cet éditeur, reliés en noir.
Robert Laffont annonçait lui-même avec un certain enthousiasme, la vaste entreprise littéraire et ésotérique de Sylf, qui devait se concrétiser par un vaste cycle romanesque en 9 volumes.

Trois ont été publiés à ce jour : "Kobor Tigan’t, le Règne de Ta et Markosamo le Sage".

Trois livres qui ont permis de découvrir la merveilleuse romancière qu’était Sylf. Un écrivain servi par un style remarquable.

Au plan littéraire, Sylf maniait le langage avec une maîtrise absolue. Elle avait le sens du verbe à un tel degré, qu’il lui fallait parfois inventer des mots dont le sens s’imposait à l’évidence.


Ce talent littéraire avait fait dire à son éditeur :  « C’est l’œuvre magistrale par excellence, tant par sa facture littéraire, que par la transcendance de son inspiration ». ...et les histoires fantastiques publiées sous le titre « La Patte de Chat », toujours chez Laffont avaient apporté une preuve supplémentaire à cette affirmation.

Sylf possédait un sens artistique étonnant. elle allait avec un égal talent du roman aux nouvelles, ses peintures et ses collages étaient aussi d’une grande beauté.

Mais je crois que son très grand talent s’épanouissait pleinement dans ses poèmes. Sylf était un poète à l’égal des plus grands. D’ailleurs, son éditeur envisageait de publier ses œuvres, tout en sachant bien que la poésie n’est pas chose rentable.

Ce projet verra-t-il le jour ? Quoi qu’il en soit, tous ceux qui ont eu le bonheur de connaître Sylf , de l’entendre dire un poème, penseront aux « jardins de novembre » et garderont toujours présents à l’esprit les mots de Sylf, étonnante orfèvre du verbe.

Sylf est morte vendredi dernier 28 novembre à 56 ans, dans un petit village, du nom d’Entrevaux dans les alpes de haute provence, au terme d’une longue et douloureuse maladie…

Ses amis partagent la douleur de son compagnon, le peintre Kerlam et tous ceux qui connaissent le début d’une œuvre, aujourd’hui interrompue, pleureront l’écrivain, le poète qui nous a quittés.

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(EXTRAIT DE PRESSE)

19.02.2006

SYLF, Mémoire ancestrale

Portrait de Christia par KERLAM

Qui était Christia SYLF ?

« Une mémoire ». Oui, avant tout, Christia Sylf est… ou était… une fantastique « mémoire ancestrale ».

Mémoire de la Vie… mémoire des Vies… mémoire de Nos Vies… mémoire de la Vie de cette planète et de ses Humanités…

Et lorsque nous nous sommes « retrouvés »… - Elle : « la Dame soleil - Moi « l’ Homme de la Terre », dans cette présente vie… ce fut comme une explosion !...

Explosion de joie et d’amour.. qui déclencha « une feu d’artifice de souvenirs surgis de tous nos passés » et l’intime sensation profonde, tenace, indestructible, de « savoir » que nous ne nous étions jamais quittés réellement… et que nos vies et nos destinées étaient liées à jamais… éternellement soudées !

Une fulgurante vue d’ ensemble synthétique, multiforme, intemporelle et cependant cohérente, jaillissait !

Les présences et les absences de l’Un avec l’Autre, au cours du temps… des années… des siècles… des millénaires… sont comme les jours et les nuits et vont, en se succédant selon les rythmes définis aux Plans Déifiés Inconnaissables, mais toujours présents, où la tâche prescrite et les rôles à jouer par chacun ne sont révélés aux acteurs… qu’à l’ouverture du « rideau » du grand théâtre de la vie, pour la scène prévue en l’instant limité par le Scénario et le Metteur en Scène.

Associés à jamais, partenaires en esprit en toutes ses formes et ses densités. Béni fut le jour où il nous fut autorisé d’en être conscients.

Il nous fallut tout connaître de la vie et des rapports humains. Tout apprendre de l’Amour dans ses formes infinies et prendre conscience de notre dépendance de l’ ensemble de l’humanité de cette planète pour apporter notre aide et notre petite pierre à la construction de son « Evolution ».

Car le but est bien là : « L’EVOLUTION » !

Et l’évolution générale commence par l’évolution de l’individu !

A-pprendre, c’est-à-dire : prendre avec l’âme, cultiver sa « friche interne », devenir son propre jardinier, puis devenir le jardinier des autres et cultiver les fruits de la vie. L’évolution est infinie et la Vie est Eternelle, comme Dieu son Créateur !

Avec « Markosamo le Sage », Christia Sylf a voulu rappeler des faits que nous avons vécus, des modèles qui ont existé, des expériences qui ont été faites, des exemples à suivre ou à éviter.

Les grands cycles de vie sont bâtis selon une gigantesque spirale rythmée par des influences périodiques.

Mais Tout est inscrit et répertorié méthodiquement dans la « vastissime » bibliothèque de l’ Eternel.

Et grâce aux « mémoires ancestrales » gravées dans les « Archives Akashiques » du monde et au plus profond de chaque être, il est possible de faire surgir à la conscience, les souvenirs d’expériences utiles, afin d’éviter le retour d’erreurs regrettables.

C’est le but que Christia Sylf a poursuivi dans cette grande saga commencée avec : KOBOR TIGANT Chronique des Géants. Cela avec l’étude des réactions caractérielles d’un groupe archétypal défini, sous la conduite d’un « Maître Intemporel ».

Ces « connaissances » permettent la « rectification » des individus et de leur influence sur les événements, car, d’une certaine manière, nous repassons toujours sur de semblables « rythmes d’influences » de la grande spirale du destin en évolution constante.

Prenons par exemples les « Atlantes » qui ont eu une civilisation ultra-perfectionnée, techniquement et matériellement évoluée, MAIS ils ont commis des fautes et des erreurs catastrophiques à l’échelle de leur puissance technique, qui leur valut l’anéantissement total… jusqu’à l’oubli de leur existence !

Essayons d’éviter ces effroyables fautes !

C’est là l’essentiel du message de Christia Sylf qu’avec son immense talent de « conteuse-écrivain » elle a voulu nous transmettre.

Partie beaucoup trop tôt, elle ne put achever la tâche qu’elle s’était imposée, malgré un travail acharné et sans trêve, jusque dans ses derniers instants de vie.

Et je fus le témoin de son souci majeur : je n’ai pas terminé ma tâche…,

je n’ai pas dit tout ce que j’avais à exprimer… !

Vont-ils comprendre malgré tout … ?

Bien sûr, d’autres prendront le relais, je le souhaite, je le veux, je l’espère !

Allez mes frères, mes sœurs…de « là-haut « j’essaierai de vous aider, de vous guider, de vous inspirer.

Et c’est ce qu’elle fait !

Atteinte d’un mal inexpliqué, un œdème généralisé dont aucune analyse ne put déterminer l’origine et qui disparut soudainement sans laisser de traces… mais, qui fut suivi quelques jours plus tard d’une hémiplégie droite, lui interdisant d’écrire malgré des efforts désespérés durant trois semaines.

Elle n’a jamais formulé la moindre plainte…parfaitement consciente de son état et prévoyant son départ à quelques heures près….

Christia Sylf a transité dans la plus grande sérénité et dans une conscience absolue à Entrevaux (Alpes-de-Haute-Provence) le 28 novembre 1980 à 2h15…en disant à l’infirmière de nuit :

-Au revoir, Madame, je pars… on m’attend !

Dès après son départ, elle a donné des preuves de sa survie et de ses nouvelles activités…

Toutefois, dans un « communiqué », elle nous a dit qu’on l’avait rappelée plus tôt que prévu…

......parce qu’elle allait révéler prématurément des secrets sur les relations entre les deux plans de vie.

Mais son action dans le but qu’elle poursuit se continue intemporellement avec d’autres Grands Etres de ce monde sur les deux plans, les deux côtés du « rideau »


..par KERLAM

17.12.2005

Document Inédit

Extrait du Dauphiné et Progrès _ 12 Aout 1975

Vernissage à la galerie d' ARS à St Montant ( Ardèche )

Au centre Kerlam ( barbu ) et Christia , à droite .


07.11.2005

KERLAM Le peintre de la Transréalité

Parler de CHRISTIA sans l'évoquer , serait faire injure à l'état fusionnel que leur couple représentait !

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Mais qui est KERLAM ?

Né Marcel CARO, le 4 Mai 1918 à Mantes La Jolie, une ville qui porte bien son nom.

Son père est architecte et merveilleux dessinateur, c'est lui qui le forme dès son plus jeune age au dessin avec une certaine rigueur. Aussi le débutant se perfectionne au graphisme et apprend la peinture auprès de maîtres locaux, il fait sa première exposition de portraits à l'age de 15 ans et rencontre un franc et beau succès, il suit les cours aux Beaux-Arts, il lui faut encore 2 ans pour obtenir son diplôme, l'Avenir paraît s'ouvre à lui....

Hélas ! ...En 1939, la mobilisation l'arrache à ses pinceaux, il faut défendre la France !

Tour à tour, c'est l'Ecole de l'air ( officier obsevateur ), l'armistice, l'occupation.....

Il participe à la résistance, on l'arrête, il s'évade; c'est la libération, la vie reprend, il se marie, il faut gagner la vie du ménage, la publicité l'attire, une passion qu'il étudie avec passion, avec acharnement, il devient annonceur, réalise de nombreuses affiches, innove de nouveaux concepts publicitaires et d'impacts sur le public, générant des résultats commerciaux étonnants, il créé en 1948, une société de création et de conseil, '' Publi Morac '' son agence est florissante.

 

.....Voilà donc l'apprenti peintre, le résistant chef de maquis, le dessinateur-architecte-urbaniste,voire même le PDG publiciste avant l'heure.

Mais la publicité se transforme, l'informatique avance à grand pas.Le destin se joue de lui, de plus, des circonstances affectives et matrimoniales l'incitent à changer de vie .

C'est à ce moment qu'il retrouve une amie extraordinaire , "une fée, un génie de l'écriture " CHRISTIA SYLF

 

Cette grande dame de la littérature publiera cinq livres alors que l’éditeur en attendait dix : voire plus.

KERLAM et SYLF s’installent à Saint Montan en Ardèche, un lieu où il est possible de se donner à fond à l’ART. Tous deux sont inséparables : couple légendaire qui a du succès pour tout de qui a trait à cette « INSPIRATION QUI VIENT D’EN HAUT ». Succès aux expositions. Succès littéraires. Les amateurs d’art, les lecteurs sont enthousiasmés (nombreux reportages, presse, radio, télévision…) aventure spirituelle merveilleuse, joies, réussites… pour ces deux êtres qui s’aiment de tous les amours… de la chair… de l’art… mais hélas ! Le Destin frappe sauvagement ! Il est venu déchirer le bonheur. Christia SYLF tombe gravement malade. Les espoirs ne sont pas perdus : KERLAM et SYLF s’en vont sur la Côte d’Azur, espérant trouver ce qu’il est utile à la guérison. Les amis, les admirateurs sont là pour les aider. On tente tout pour sauver la fragile Christia. Mais en vain. Les Parques ont eu raison de la célèbre et courageuse écrivain qui s’en va brutalement quittant le monde des vivants. KERLAM est désespéré. Le chagrin déchire les 19 années de bonheur passées avec une femme étonnante qui, se sentant partir, dans une conscience normale dit ces dernières paroles : « Je pars. Je suis appelée, ce n’est pas grave ! Ne désespère pas. Je veillerai sur toi. Je te protègerai et je ne veux pas que tu reste seul. Je t’enverrai la femme qui sera en harmonie avec toi ».
 


Elle se manifestera plusieurs mois plus tard pour le guider, l’inspirer, cicatriser son chagrin…tout cela fera de KERLAM le peintre de la transréalité : « transcendance cachée sous les réalités apparentes qui nous entourent. L’esprit des Etres et des choses, la joie, le rêve, l’amour… Voir… Comprendre l’au-delà merveilleux… L’insolite… Découvrir les autres aspects des réalités. Montrer et en faire partager les secrets indispensables à notre évolution et notre progression »


Voilà l’histoire de ce peintre sympathique.

Voilà l’apprenti peintre, le résistant, le P.D.G. conseiller technique publicitaire du Député-Maire Jean-Paul DAVID pendant cinq ans,

voilà aussi celui qui fut ruiné par de malhonnêtes partenaires.


Aujourd’hui (en 1987) KERLAM a surpassé ces drames de la vie. Il est devenu le grand KERLAM.

Celui qui présente une exposition exceptionnelle à la salle Marc Plassaules Hôtel de Ville, à Pierrelatte. Des créations de la transréalité, du fantastique, de la poésie bien à lui, celle qui produit des sensations philosophiques, inspire, affectionne le visiteur.


Ici, tout est KERLAM. Un KERLAM qui a su mélanger sa voyance et l’histoire de notre ville qu’il a appris à aimer à sa juste valeur, mêlant la sincérité, le subconscient, le sentiment humain et chaleureux, le mystère de l’humanité, le passé comme l’avenir….

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KERLAM s'est fait un nom dans le monde pictural. C'est un artiste peintre dont la force d'observation est directe, méticuleuse, un Maître dont la vue du moindre détail est d'une étonnante précision.Il a le don d'illustrer convenablement ce qu'il voit et ce qu'il aime.

Ce grand bonhomme barbu parcourt la nature , il a cette faculté d'observer et de décrire sans imitation, il passe son temps à transcrire à coups de pinceaux ce qu'il ressent sans contrainte, par amour.

Il est lui-même, celui qui sait si bien faire resplendir et illuminer ce que l'oeil peut voir autour de lui : la Vie.

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par Edmond DEL PAPA

Vice-president de l'Académie Provençale

( extrait de la plaquette éditée au printemps 1987

à l'occasion de l'exposition

« KERLAM , le peintre de la transréalité »

à l'Hotel de ville de Pierrelatte )

 

 



Mais qu'est donc cette transréalité ?

 

Définition " c'est la Transcendance cachée sous les réalités apparentes qui nous entourent "

 

....KERLAM l'explicitait lui même ainsi :

" Les Humains, les objets, les Animaux, les Oiseaux, les Insectes, les Plantes, les Fleurs et leurs parfums

l'Argent avec son utilité et ses vicissitudes fluctuantes, les Nourritures terrestres et spirituelles,

les Voitures, les Avions et tous les Transports, les éléments de la Nature, Terre, Eau, Air, Feu..

les Machines, les Composants électroniques, les éléments de distractions, d' illusion, l'Amour, ...

...les Dogmes, les Politiques, le Cinéma, la Télévision, etc... les Sensations, les Emotions... etc...etc...!

Bref , TOUT ce qui constitue notre environnement conscient et inconscient et que nous nommons :

les « REALITES de la VIE ».


Même si nous étions en plein désert de sable ou de glace, nous serions entourés de ce genre

de « REALITES » : grains de sable, cailloux Air chaud ou glacé... le Sec, l'Humide, le Froid, le Chaud, la Soif.

Toutes ces « REALITES » ont un aspect habituel et souvent conforme à une « convention mentale » a

laquelle nous sommes habitués d'obéir. Et nous sommes si familiarisés à leurprésence que nous en

faisons ABSTRACTION au point de les « oublier » ou de n'en pas tenir compte dans notre comportement

quotidien... Toutefois nous les contactons à l'aide de nos sens primaires : la VUE, le TOUCHER, l'ODORAT,

le goût, l'OUIE... et c'est souvent necontacter en elles : qu'UN SEUL ASPECT ! ...

Tandis qu'elles en ont d'autres qui échappent à notre entendement.


Tout être Vivant où même apparemment immuable et statique (tel un caillou) est mû et agi par des

« FORCES » que nous nommons : Esprit, Instinct, Pesanteur, Magnétisme... Mobile...Transformation

, Mutation, Dissolution. Tout OBJET a une « Raison d'Etre ».. une « Fonction »... une « Utilitéq » dont nous

sommes ignorant ou inconscient... même et surtout parfois s'il est, ou semble être seulement :

« DECORATIF »... par exemple : réflexions de rêves.. d'évasion !

En fait, il n'y a pas au Monde et dans l'Univers « UN SEUL ATOME » inutile et sans rapport avec autre chose.

Si nous réfléchissons un instant seulement, nous constatons très vite que tout ce qui constitue

les « REALITES » apparentes autour de nous, possèdent d'autres aspects perceptibles par la voie de le

« TRANSCENDANCE ».

De la « TRANSCENDANCE » , le dictionnaire nous dit :

"caractère de ce qui se situe hors d'atteinte de l'expérience et de la pensée de l'Homme.

Processus par lequel la conscience, comme conscience de quelque chose, se dépasse ( déplace??)

vers un objet.."

Autrement dit : l' Esprit extérieur des êtres et des choses.

C'est le contraire de : l'IMMANENCE qui a rapport à ce qui est interne aux choses et aux être.

Par la Magie de la Peinture, il est possible de révèler certains de ces aspects inhabituellement contactés

ou cachés..

Ce sont les SUJETS qu'il m'interesse de peindre.

C'est à dire, représenter ces aspects de l'Esprit, des Etres et de choses, avec leurs Actions et Réactions

sur la Vision Humaine et son influence sur la Pensée.

 

06.11.2005

Portrait - Christia SYLF La romancière des faims essentielles

Il y a des gens dont on ne peut pas parler comme des autres...ils sont des personnages de roman ou plutôt des " EXTRA terrestres ", dans le sens où ils semblent émaner d'une dimension souveraine.

Et Christia SYLF semble être un personnage issu de ses propres romans......si ce sont bien des romans !

Mais revenons à sa propre histoire....

IL ETAIT UNE FOIS.....une petite fille fragile, solitaire, sauvage mais avec amabilité, grave et rieuse à la fois, toujours aux écoutes, et constamment en proie à un flot de questions qu'elle s'acharnait à ne pas laisser sans réponse.

La musique et l' harmonie emplissaient la maison, et pour cause : la mère était cantatrice ( premiers rôles à l'opéra comique ) et le père industriel ...poète à ses heures. La petite fille malgré la complicité avec des parents très compréhensifs devine très tôt "le jeu et le mensonge" du monde adulte.

Elle perçoit déjà avec certitude d'autres vérités, d'autres valeurs, " Je suis d'ailleurs" avoue t - elle !

De toutes ses maladies enfantines , elle émerge avec, à chaque fois, un nouveau progrès de l'ETRE, elle les utilise comme des tremplins, elle apprend à lire sans qu'on sache comment et à dix ans, connaît par coeur outre le dictionnaire, Anatole France, Balzac, Sand, Flaubert, Zola, Gauthier et Victor Hugo.

La petite fille joue à des jeux très étranges, faisant fi des poupées, elle fabrique de minuscules personnages peints, faits et habillés d'épingle-neige gainées de coton à broder ,

Elle déteste l'école, ses méthodes désuètes, son relent de médiocrité, son enseignement faussé de banale confection.

Cependant par respect pour les maîtres et pour éviter les ennuis, elle choisit d'être une bonne élève, rentrée à la maison elle commence des explorations moins évidentes: Astrologie, Théosophie, Symbolisme, Folklore, Traditions, Coutumes et Religions et, comme elle le dit elle-même : << Le tarot et ses arcanes vivants, La tradition UNE, La Rose-Croix, l'Alchimie>> continuent de la nourrir, de nourrir ses FAIMS ESSENTIELLES.

Elle comprend que si le monde apparent ne la satisfait pas, elle aime passionnèment L' HUMAIN, l'Homme de cette terre:

<<....L'ETRE qui n'ose pas affronter son immense merveille, ce prisonnier déchirant et déchiré qui se confine lui-même dans son étroitesse de convention....>>

 

J'ai voulu rendre à l'homme par mon travail d'écriture la vérité de sa puissance voilée, le ramener à lui-même, à sa naturelle transcendance, à ses célestes origines, à toutes ses divines possibilités,

Depuis qu'elle sait écrire, elle compose des poèmes, ou elle renoue avec ce qu'elle ressent en elle-même comme un talent de très ancienne conteuse.

Pendant son sommeil, elle passe les portes de la mémoire, ses rêves l'instruisent, pour se manifester peu à peu aussi dans la vie diurne.

Un jour, l'inspiration foudroyante du grand cycle des “Chroniques” l'envahit, avec aussi tous les détails du mécanisme laborieux qui sous-tendra l'oeuvre. Mais sa santé fragile continue de lui compliquer la tâche,

......au moins dans l'extrême souffrance physique, apprend t-elle l'extrême patience !


En 1961,La fin de son premier mariage la voit épuisée, désirant la mort, ...qui ne veut pas d'elle,

Entre-temps pourtant, elle pense avoir (re)trouvé son époux d'aujourdhui, le vrai : le peintre ésotériste KERLAM qui au même instant l'a comprise, et reconnue.

De longues années difficiles sans espoir les séparent encore, jusqu'en 1964, ou ils peuvent enfin quitter Paris ensemble pour aller vivre en Ardêche dans un village du Vivarais: St Montan “Le Pays du Vivre”.

Enfin dans le bonheur, Sylf et Kerlam se retrouvent pour le même travail, le même approfondissement des méditations ou même des révélations. C'est, dit-elle, un seul être bi-polaire qui permute ses pôles secrets.

Le premier volume du cycle "KOBOR TIGAN'T " voit le jour sous la plume de Sylf, et les mêmes mondes apparaissent sous le pinceau de Kerlam.

Les jours où les premiers astronautes mettent le pied sur la lune, Sylf rencontre Robert Laffont l'éditeur, il aime le livre, et il crée la collection “Les portes de l'Etrange” pour y publier son oeuvre .

Mais toujours payant le prix de son inspiration, par des atteintes physiques non identifiables, jusqu'à ne pouvoir même rester assise pour écrire, traversant des épreuves à la limite des forces humaines, et confrontée à des choix qui mettent en jeu des dimensions spirituelles, dont on ne peut rien dire ouvertement.

Ils déménagent à Entrevaux dans un village des Alpes de Haute Provence, où elle travaille sur les aventures de ses personnages qui, après la cité des Géants, l'Atlantide, la Chine archaïque, se retrouvent en Egypte, puis en Finlande pour une fois de plus servir de ferment à une civilisation, en même temps qu'ils poursuivent leur accomplissement individuel à travers les épreuves, leur complémentarité.

Cette extraordinaire tapisserie est servie par un style "travaillé au petit point", somptueux, grandiose, barbare et savant dont Sylf a étudié les effets d'une façon méthodique.

On peut parler de cette oeuvre comme d'une création littéraire unique, “hugolienne” par la puissance visionnaire et d'une beauté plastique luxuriante. En réalité, il s'agit de toute autre chose.

Mieux vaut laisser à chaque lecteur le privilège d'en reconnaître la source dans le secret de sa conscience, ou de sa propre mémoire.


Article de Tchalaï DERMITZEL dans " Question de " - 1980


05.11.2005

Mes Aides précieuses...

( Dans l'ordre chronologique )

Mme Marie-Therese FREYMANN

M. Alain BRETHES Philosophe de l'ésotérisme - Ecrivain et éditeur aux Editions ORIANE - Auteur des titres :

- Le Karma , source de Créativité

- Les statégies de L'Ego

- Synchronicités, les signes magiques de la vie

- Les Egrégores, l'inconscient collectif des groupes humains

- L interprétation des arcanes majeurs / arcanes mineurs / des tirages et leurs combinaisons ( en 3 vol.)

M. Jean-Marc COURBET Centre de Documentation provencal à Bollène ( Vaucluse )

Mme FEST - DEREAL Artiste peintre et directrice de la galerie d'Art de Bollène ( Vaucluse )

M. André René SOUFFLARD et son épouse Daniele, bibliothécaire à la mairie de St Montan en ardèche

M. René GASPIN Poête , ami intime de Christia SYLF et KERLAM - Journaliste